Suivi d'un sujet
Contrairement aux éditions du site, cette page n'est pas figée : elle s'allonge à chaque mise à jour, sans jamais réécrire ce qui a déjà été dit. Le point de départ reste toujours visible tel quel.
Voir l'édition d'origine du 20 août 2026 →Évolution
Comment les probabilités ont bougé au fil des mises à jour
Après huit mois sans le moindre mouvement, la Fed maintenait ses taux directeurs entre 3,50 % et 3,75 % depuis décembre 2025, tandis que la BCE venait au contraire de relever les siens pour la première fois en trois ans (2 % à 2,25 %, le 11 juin), face à un choc pétrolier lié à la fermeture du détroit d'Ormuz (baril autour de 89 dollars). La Fed elle-même restait divisée en interne (9 voix contre 3 pour le statu quo lors de sa réunion du 29 juillet), avec ses prochaines décisions attendues le 10 septembre (BCE) et le 16 septembre (Fed).
📉 La baisse des taux reprend 20%
Une trêve tient au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz rouvre, le baril retombe sous 75 dollars : la Fed baisse ses taux dès décembre, la BCE renonce à toute nouvelle hausse.
⏸️ La pause continue des deux côtés 50%
La Fed maintient sa fourchette le 16 septembre malgré les dissidents, la BCE ne relève ni ne baisse ses taux, le pétrole reste cher (85-90 dollars) sans s'envoler davantage.
📈 Une nouvelle vague de hausses 30%
Le détroit d'Ormuz reste fermé ou se referme davantage, le baril dépasse 100 dollars : la Fed rejoint ses dissidents et relève ses taux le 16 septembre, la BCE fait de même avant la fin de l'année.
⏸️ La pause continue des deux côtés (50%) — ni l'inflation ni l'économie américaine ne laissaient assez de marge pour trancher franchement dans un sens ou dans l'autre avant les réunions de septembre.
Le rapport officiel sur l'emploi américain d'août, publié le 4 septembre, a créé la surprise avec 162 000 emplois créés contre environ 56 000 attendus par les marchés — un net rebond après un chiffre de juillet nettement plus faible qui avait justement fait retomber les anticipations d'une hausse de la Fed. Les probabilités de marché pour une hausse des taux le 16 septembre sont remontées à 50-60 %, contre environ un tiers à la mi-août, sur fond de tensions toujours vives dans le détroit d'Ormuz (baril au-dessus de 90 dollars, frappes qui ont repris début septembre) et de pressions politiques inhabituelles sur le président de la Fed Kevin Warsh. Côté BCE, certaines prévisions de marché anticipent même une seconde hausse, à 2,50 %, lors de la réunion du 9-10 septembre.
📉 La baisse des taux reprend
10% ↓ (vs. 20% en V0)
Recule fortement : le rebond de l'emploi américain écarte l'hypothèse d'une Fed qui baisserait ses taux dès décembre, et rien n'indique une désescalade dans le détroit d'Ormuz.
⏸️ La pause continue des deux côtés
40% ↓ (vs. 50% en V0)
Recule : la probabilité d'un simple statu quo perd du terrain à mesure que les anticipations de marché basculent vers une hausse plutôt qu'un maintien pur le 16 septembre.
📈 Une nouvelle vague de hausses
50% ↑ (vs. 30% en V0)
Bondit et devient le scénario le plus probable : le rapport de l'emploi a fait remonter les anticipations de hausse de la Fed à 50-60 %, et certaines prévisions anticipent aussi une seconde hausse de la BCE le 9-10 septembre.
Le rapport de l'emploi américain du 4 septembre (+162 000 emplois créés en août, contre ~56 000 attendus) a fait rebondir les anticipations de hausse de la Fed, désormais à 50-60 % pour la réunion du 16 septembre contre environ un tiers à la mi-août. Conséquence directe : le scénario 📈 nouvelle vague de hausses bondit, +20 points (30% → 50%), et devient le plus probable des trois. Le stable ⏸️ recule à 40% (-10) et le favorable 📉 retombe à 10% (-10) — une vraie baisse des taux en décembre paraît d'autant moins crédible que les tensions dans le détroit d'Ormuz persistent (baril au-dessus de 90 dollars) et que certaines prévisions anticipent même une seconde hausse de la BCE le 9-10 septembre.
Sources : CNBC ↗, Fox Business ↗, Housingwire ↗, France Épargne ↗