Suivi d'un sujet
Contrairement aux éditions du site, cette page n'est pas figée : elle s'allonge à chaque mise à jour, sans jamais réécrire ce qui a déjà été dit. Le point de départ reste toujours visible tel quel.
Voir l'édition d'origine du 7 août 2026 →Évolution
Comment les probabilités ont bougé au fil des mises à jour
Google est visé par deux procès antitrust distincts aux États-Unis : un jugement de 2024 sur son monopole de la recherche en ligne (~90% du marché), dont l'appel est en cours, et un jugement de 2025 sur son monopole publicitaire (AdX), où le DOJ réclamait la vente forcée de la régie — un remède qui, s'il était confirmé, serait le premier vrai démantèlement d'un géant de la tech depuis Microsoft au début des années 2000. Au 7 août, la juge en charge du dossier publicitaire n'avait toujours pas tranché sur les remèdes, plus de quatre mois après son propre délai.
🔨 Google est vraiment démantelé 20%
La juge tranche pour la vente forcée d'AdX et le DOJ obtient en appel la cession de Chrome. Scénario jugé le moins probable : les deux juges concernées ont exprimé leur scepticisme sur un démantèlement.
⏳ Les procès s'éternisent, rien ne change 50%
Remèdes essentiellement comportementaux, appel du volet recherche repoussé à 2027 : Google reste condamné sur le papier mais continue de dominer recherche et publicité dans les faits.
🏳️ La justice recule, Big Tech gagne 30%
La Cour d'appel allège les obligations de partage de données et la juge publicitaire rejette la vente forcée d'AdX — le scénario Microsoft des années 2000 se rejoue, verdict de culpabilité vidé de sa substance.
⏳ Les procès s'éternisent, rien ne change (50%) — ni la victoire totale ni la défaite totale de la justice ne collent à ce qui se joue déjà sur le terrain, entre verdicts de culpabilité acquis et remèdes encore incertains.
Le 2 septembre 2026, la juge Leonie Brinkema a tranché le volet publicitaire du dossier : elle a rejeté la demande du DOJ de vente forcée d'AdX, validant l'essentiel des remèdes comportementaux proposés par Google (interopérabilité, contrats séparés) plutôt qu'un démantèlement. Les parties doivent proposer un jugement final conjoint sous 30 jours. Le volet recherche, lui, reste inchangé : l'appel de Google sur le partage de données imposé depuis février se poursuit, sans audience attendue avant fin 2026 ou début 2027.
🔨 Google est vraiment démantelé
5% ↓ (vs. 20% en V0)
La juge a explicitement écarté la vente forcée d'AdX, le remède phare de ce scénario côté publicité — il ne reste que l'hypothèse, bien plus incertaine, d'une cession de Chrome imposée en appel sur le volet recherche.
⏳ Les procès s'éternisent, rien ne change
45% ↓ (vs. 50% en V0)
Le volet recherche continue de traîner en appel sans date de décision avant 2027, mais le volet publicitaire, lui, vient d'être tranché sur son point le plus disputé — ce n'est plus un pur enlisement des deux dossiers à la fois.
🏳️ La justice recule, Big Tech gagne
50% ↑ (vs. 30% en V0)
Le refus du démantèlement d'AdX est une victoire nette de Google sur le remède le plus dur envisagé, et fait écho au précédent Meta de novembre 2025 — même si les deux verdicts de culpabilité de fond restent, eux, non remis en cause.
🏳️ La justice recule, Big Tech gagne, +20 points (50%) — le 2 septembre, la juge Brinkema a rejeté la vente forcée d'AdX réclamée par le DOJ, un premier verdict clair sur le remède le plus dur envisagé contre un géant de la tech depuis Microsoft : ce scénario devient le plus probable des trois, devant l'enlisement (45%). Le volet recherche (partage de données, cession de Chrome réclamée en appel) reste lui non tranché, et les parties ont encore 30 jours pour proposer un jugement final conjoint sur le volet publicitaire.
Sources : AdExchanger ↗, Axios ↗